Nongma Sawadogo, midwife and reproductive health champion in Burkina Faso

(Version française ci-dessous)

 

Photo by Catherine Lalonde
Photo by Catherine Lalonde

Nongma Evariste Sawadogo is a trained midwife. He joined Family Care International (FCI) two years ago as a program officer and managed Burkina Faso’s reproductive, maternal, newborn and child health (RMNCH) projects. He will soon join Management Sciences for Health (MSH) as a member of the recently launched FCI Program.

Nongma is passionate about improving RMNCH in his country and community. He works with community-based organizations, leads workshops, provides technical support to community health facilities, and evaluates projects to advance RMNCH and to ensure the greatest impact for women and children.

What did you do before joining  FCI?

I worked at the Hospital  Planning and Information  Service in Banfora, Burkina Faso, was a member of the Management Committee in the  Tenkodogo Health District, in the Central East  Health Region Cet, and I was the Head of Maternity at the Garango Medical Center in the East Central Region in Burkina Faso.

What motivated you to become a midwife?

When I had my BAC [baccalaureate exam for high schools students wishing to pursue higher education in Burkina Faso], I was interested in pursuing a career as a health worker. I had friends who were midwives and saw that the midwives had more contact with women. As the woman is the center of family life, it motivated me to make this my profession.

Was there a particular moment from your midwifery career that inspired you?

When I was in midwifery training school, we had a visit from  a flight attendant who had had an abortion  and came in a taxi to Tenkodogo hospital to seek post-abortion care. She was in very critical condition when she arrived at the hospital and didn’t even have even one franc on her. We contributed money to buy essential medicines to support this woman, and sent the team to go pay for drugs. Unfortunately, she  died at our hospital even with the necessary medication. It was a shock to everyone, and I thought we have to do something to improve the reproductive health of women. When I think that this woman could have been saved with a family planning intervention, that strengthened my desire to be a midwife–to save human beings.

How did your work as a midwife inform your work now?

Being a midwife has changed my life. In my community, I’m still a resource for women and I’m always asked to give advice on reproductive health to individuals in my community.

Do you still do the work of a midwife? How?

Midwifery is not just the job of delivering babies; we also work a lot on communication and education for reproductive health and family planning.

How can midwives be successful advocates?

To be successful advocates, midwives must, themselves, understand and believe in  the value of their profession. The role of the midwife is very important–it is the beginning of life and end of life. Midwives should have more visibility to know what they do to save lives.

Why do you think that awareness of sexual and reproductive health issues (or RMNCH) is so particularly important in Burkina Faso?

Reproductive health is fundamental to overall health. In Burkina Faso, knowledge of reproductive health rights is quite limited so this is an important area to explore. Female mortality is still high in Burkina, so it is important to raise awareness to reduce the rate of maternal death.

How has your work with FCI had an impact on the community where you work?

In Burkina Faso, we are working on a project to improve women’s and newborn health. FCI’s interventions–such as the the promotion of family planning–contributed to improving maternal and newborn health.

Do you think what you do with FCI made a difference? How?

FCI gave me the opportunity to speak more and share my experience with others. This made a big difference for me.

What is your vision for women’s and children’s health in Burkina Faso?

Reproductive health is essential to health in Burkina Faso, so we must put more resources to improve the health of women and children and reduce maternal mortality. We can always do better.


 

Nongma Sawadogo, sage-femme et champion de la santé reproductive au Burkina Faso

Photo by Catherine Lalonde
Photo by Catherine Lalonde

Nongma Evariste Sawadogo est un sage-femme et le chargée de programme FCI au Burkina Faso. Il a travaillé à la FCI pour plus de 2 ans au Burkina avec FCI et bientôt il rejoindra Management Sciences for Health (MSH) en tant que membre du Programme FCI.

Nongma est passionné par l’amélioration de la santé des femmes et enfants dans son pays et de la communauté. Il travaille avec des organisations communautaires, anime des ateliers et fournit un appui technique aux structures sanitaires communautaires en matière de formation et évaluation des programmes pour faire avancer la santé reproductif et planification familiale et pour assurer le plus grand impact pour les femmes et les enfants.

Pouvez-vous me donner un peu de fond sur votre carrière avant de rejoindre FCI?

Je travaillais au Service de la planification et de l’information Hôpital à Banfora, Burkina Faso, j’étais membre de l’Équipe Cadre du District Sanitaire de Tenkodogo Région sanitaire du Centre-Est et j’étais le chef de la maternité au centre médical Garango dans la Région du Centre-Est du Burkina Faso.

Pouvez-vous me dire ce qui vous a motivé à devenir une sage-femme?

Quand j’ai eu mon BAC, j’ai suivi le concours pour agent de santé, mais j’avais des amis qui étaient les sages-femmes et je voyais que les sages-femmes avaient plus de contact avec les femmes. Comme la femme constitue le centre de la vie familiale, cela m’a motivé de faire cette profession.

Pouvez-vous me raconter une histoire au cours de votre carrière de sage-femme qui vous ont particulièrement inspiré?

Quand j’étais en école de formation de sage-femme, on a reçu une hôtesse de l’air qui a  fait un avortement provoque, puis elle est venu avec un taxi à l’hôpital de Tenkodogo. Elle était dans un cas très critique et elle n’a même pas 1 franc sur elle. On a du cotiser de l’argent pour pouvoir chercher les produits pour prendre en charge cette dame, puis on a envoyé l’équipe aller payer les médicaments. Malheureusement, elle allait décède même avec les médicaments. C’était un choc pour tout le monde, et je pensais qu’il fallait faire quelque chose dans le sens de la santé reproductif pour les femmes. Quand je pense que cette femme auraient pu être sauvées avec une intervention de planification familiale peut être sauvé avec une intervention de planification familiale, cela me renforce dans la volonté d’être sage-femme pour sauve des êtres-humains.

Comment votre travail comme une sage-femme informe votre travail maintenant?

D’être sage-femme a un peu changé mon vie. Au niveau de mon communauté je suis toujours un ressource pour des femmes et je suis toujours appelé à donner des conseils pour la sante reproductif aux individus dans mon communauté.

Est-ce que vous effectuez encore du travail comme une sage-femme? Comment?

Sage-femme n’est pas juste le travail sur les accouchements, on travaille beaucoup sur la communication et l’éducation pour la santé reproductif et planification familiale.

Comment les sages-femmes peuvent être des avocats prospères?

Pour être des vrais avocats prospères, sages-femmes doit, elles-mêmes, connaître la valeur de leur profession. Le rôle de la sage-femme est très important, elle est là au début de la vie et à la fin de la vie. Les sages-femmes doivent avoir plus de visibilité pour savoir ce qu’ils font pour sauver des vies.

Pourquoi pensez-vous que la sensibilisation aux questions de santé sexuelle et reproductive (ou RMNCH) est si particulièrement important au Burkina Faso?

La santé reproductive est fondamentale dans la santé globale. Au Burkina Faso, les connaissances des droits de santé reproductif sont assez limitées alors c’est un champ important à explorer. La mortalité des femmes est toujours élevé au Burkina, alors il est important de faire la sensibilisation pour réduire le taux.

Pouvez-vous donner un exemple qui illustre la façon dont votre travail avec FCI a eu un impact sur la communauté avec laquelle vous travaillez?

Au Burkina, nous travaillons dans un projet pour améliorer la santé des femmes et enfants néo-natals. Des interventions des FCI ont contribué à l’amélioration de la santé maternelle et néo-natale avec la promotion de la planification familiale etc.

Pensez-vous que ce que vous faites avec FCI fait une différence? Comment?

FCI m’a donné l’occasion de m’exprimer beaucoup plus et partager mon expérience avec les autres. Cela a créé une grande différence pour moi.

Quelle est votre vision pour les femmes et la santé des enfants au Burkina Faso?

La santé reproductive est essential pour la santé au Burkina Faso, alors il faut mettre plus de ressources pour améliorer la santé des femmes et enfants et réduire la mortalité maternelle. On peut toujours faire mieux.

Special thanks to Alison Collins for conducting the interview with Nongma.

Please follow and like us:
Website
RSS
Twitter
Visit Us
Facebook

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *